ÉcologiePrécautions d’emploiDosages

Ordre : Rosales

Famille : Rosaceae

Nom scientifique : Crataegus laevigata (Poir.) DC.

Floraison :

Inflorescence : corymbe

Fruit : drupe

Dissémination : endozoochore

5
Héliocline
/* On réduit x (on passe de 36 ou 42 à 8 par exemple) pour le mettre à gauche */ 5
Planitiaire à montagnarde
🌱 Nutriments
5
Pauvre Riche
Mésotrophile
🪨 Texture
🧪 pH
5
3 9
Neutrocline (pH 5.5-6.5)
💧
5

Contre-indications et effets indésirables potentiels (liste non exhaustive)

Éviter chez la femme enceinte et allaitante.

Les nombreuses données disponibles semblent plutôt indiquer des effets indésirables absents ou négligeables.

Explications

Des incidences d’effets secondaires ont été rapportées avec l’aubépine, à une fréquence inférieure à 3 %.2 Ces effets comprennent vertiges, troubles gastrointestinaux, maux de tête, migraines, palpitations, nausées, hémorragies gastrointestinales, problème circulatoire et éruption érythémateuse. Cependant, dans la plupart des études, les personnes ayant pris de l’aubépine n’ont pas eu plus d’effets secondaires que les personnes sous placebo, ce qui semble exclure l’implication de l’aubépine. De plus, aucune relation dose-effets secondaires n’a été prouvée, et ce malgré des traitements pouvant durer jusqu’à deux ans.2,3 En réalité, il existe un seul essai clinique où l’aubépine induit des effets secondaires supérieurs au placebo, mais devant la multitude d’autres études démontrant l’inverse, il n’est pas forcément judicieux de lui accorder une importance plus que nécessaire.4 Il existe encore cinq cas de problèmes cardiaques graves, mais qui concernent l’ingestion de la racine d’aubépine mexicaine.5 Il s’agit donc non seulement d’une espèce particulière, mais qui de plus, concerne une partie de la plante qui n’est pas traditionnellement utilisée pour l’aubépine, étant donné qu’on utilise généralement fruits, feuilles ou fleurs.

Interactions avec les médicaments (liste non exhaustive)

Aucune piste sérieuse d’interaction avec les médicaments ne semble avoir été détectée parmi les nombreuses études à disposition.2,3,6,7

L’aubépine pourrait augmenter les effets des médicaments vasodilatateurs, et des glycosides de la digitale ;2 cependant, une étude menée sur l’interaction aubépine-digoxine ne montre aucune interaction.7

Doses généralement utilisées

Etudes cliniques

180 à 1800 mg/j de poudre, de 3 à 156 semaines dans les études cliniques.8

Tradition

  • 20 gouttes de teinture au 1:5 avant chacun des deux repas, 3 semaines/mois, comme régulateur de tension élevée (Dr Leclerc)
  • 40 à 50 gouttes au coucher comme antispasmodique et hypotique (Dr Leclerc)


Arbrisseau épineux. Feuilles glabres, luisantes, relativement lobées.

Odeur pénétrante, analogue à l’amande amère.

Principes actifsUsages traditionnelsPréparations

Composition phytochimique de l’aubépine européenne

Acides phénoliques

Acide malique

Acide tartrique

Acide 3-hydroxybenzoïque

Acide syringique

Acide citrique

Acide quinique

Acide 4-hydroxybenzoïque

Acide chlorogénique

Acide succinique

Acide protocatéchuique

Acide salicylique

Acide férulique

Flavonoïdes et dérivés glycosylés

Vitexine

Apigénine

Quercétine

Quercétine-3-glucoside

Vitexine-2’’-O-rhamnoside

Isoquercétine

Naringérine

Épicatéchine

Vitexine-2’’-O-(4’’’-O-acétyl) -rhamnoside

Rutine

Hypéroside

Chrysine

Tannins

Épicatéchine

Procyanidines B5

Procyanidine B2

Procyanidines C1

Triterpènes

Acide ursolique

Flavonoïde β-sitostérol

Acide oléanolique

Lupéol

Acide bétulinique

β-sitostérol-3-O- β-D-glucopyranoside

Usages traditionnels de l’aubépine

L’aubépine pour le système cardiovasculaire

Le docteur Leclerc fournit moult indications de l’aubépine pour les désordres cardiaques, en citant notamment des expériences d’autres praticiens. Le docteur Jennings, de Chicago, a expérimenté l’extrait fluide dans 43 cas de cardiopathies. il a reconnu « une action sur les nerfs vagues et autres modérateurs du cÅ“ur, déterminant l’équilibre entre la pression générale du sang et la force des battements ; elle lui parut, en outre, utile au système nerveux par son heureuse influence sur le sympathique et sur le plexus solaire. » Toujours d’après Leclerc, d’autres praticiens ont trouvé son utilité dans l’angine de poitrine, certaines névroses du cÅ“ur, dans les arythmies où la digitale est mal supportée mais aussi dans les affections aortiques, les dégénérescences graisseuses (voir la partie dédiée aux études sur le syndrome métabolique) et les lésions accompagnées d’une pression artérielle élevée.

Le docteur Leclerc assure avoir usé de cette plante pendant 30 ans, ce qui lui a permis d’observer une absence de toxicité même en cas d’usage prolongé, même chez les malades dont les reins ne fonctionnent pas à leur maximum, sans craindre d’une accumulation dans l’organisme. Elle tonifie le cÅ“ur et, en établissant un équilibre entre pression sanguine et force d’impulsion cardiaque, exerce une action régulatrice sur les vaisseaux. C’est ainsi qu’il la classe dans les sédatives : en régularisant les mouvements du cÅ“ur et assurant une plus juste répartition du sang, elle diminue l’excitabilité du système nerveux, ce qui la rend bénéfique entre autres pour les troubles de la ménopause : palpitations, bouffées de chaleur, insomnie, irritabilité.
« Cela est valable aussi pour les artérioscléreux dont l’éréthisme cardiaque les expose à une émotivité excessive, et les dyspeptiques chez lesquels le mauvais état des voies digestives entraîne de la névrose du cÅ“ur. »

Selon lui, l’aubépine possède aussi des propriétés antispasmodiques indépendantes de celles sur l’appareil circulatoire. Il en a apprécié les effets chez des personnes souffrant de troubles nerveux (angoisse, vertiges, insomnies, bourdonnements d’oreille) et chez qui « ni le cÅ“ur, ni les vaisseaux ne pouvaient être incriminés. »

Il explique aussi que Louis Rénon a observé que l’aubépine possède une propriété équilibrante qui « s’exerce sur les nerfs des vaisseaux et détermine une action vasodilatatrice indiscutable dans les spasmes vasculaires dus à l’action vasoconstrictrice nerveuse. » Donc, de ce que j’en comprends, c’est que lorsqu’on est stressé, les nerfs contractent les vaisseaux, et la contraction est d’origine nerveuse plus que cardiovasculaire. Or, ici aussi, l’aubépine permettrait de contrebalancer cet état d’après Leclerc et les docteurs qu’il cite.

Formes et dosages

Le docteur Leclerc indique n’avoir confiance qu’en la teinture alcoolique au 1:5 (par exemple 10 g de plante sèche dans 50 mL d’alcool), qualifiant la poudre et les extraits mous de « peu actifs et infidèles. »


L’aubépine dans les études cliniques modernes

Insuffisance cardiaque (légère)TensionSyndrome métaboliqueReflux gastroœsophagienBibliographie

Les effets de l’aubépine dans l’insuffisance cardiaque congestive

L’insuffisance cardiaque est un syndrome clinique découlant d’un trouble cardiaque structurel ou fonctionnel, empêchant la capacité du ventricule à se remplir ou à éjecter assez de sang selon les besoins. Si le cœur y parvient, cela se fait au prix d’une augmentation en pression. Environ 2 % de la population mondiale est touchée.10

Il existe plusieurs types d’insuffisances cardiaques ; cependant, les études semblant porter principalement sur l’insuffisance cardiaque avec réduction de la fraction d’éjection du ventricule gauche, nous ne parlerons que de celle-ci pour estimer l’efficacité de l’aubépine.11 Le stade de la maladie peut être associé au degré de déficience d’éjection du sang par le ventricule gauche. Normalement, celui-ci doit avoir une fraction d’éjection de 55 à 60 %11 ; plus ce pourcentage diminue, plus la maladie est considérée comme sévère 12.

La New York Heart Association a établi une classification de l’insuffisance cardiaque selon les symptômes ressentis.13 Cette classification sera utilisée dans les études que nous allons voir.

Classe Symptômes
I Aucune limitation Pas de symptôme
II Légère Symptômes pour un effort important. Réduction modérée de l’activité physique.
III Modérée Symptômes à l’effort. Réduction marquée de l’activité physique.
IV Sévère Les symptômes se produisent au repos. Limitation sévère de l’activité physique.

Cette maladie peut aussi avoir un impact sur la qualité de vie des patients, comme par exemple :

    • une difficulté à marcher ou monter des escaliers ;

    • de la fatigue ou une faible énergie ;

    • la respiration courte ;

    • de la difficulté à réaliser les travaux domestiques/du jardinage ;

    • l’obligation de s’asseoir ou s’allonger pour se reposer la journée ;

    • de l’inquiétude.

Ces six symptômes représentent ceux qui semblent être les plus impactants. Vous pouvez accéder gratuitement au questionnaire de qualité de vie du Minnesota qui liste 21 symptômes pouvant survenir chez ces patients. (Si vous le consultez, soyez bien conscient que c’est à titre informatif uniquement, et que cela ne peut remplacer un diagnostic médical par un professionnel de santé.)

Des performances accrues avec l’aubépine lors du test d’effort maximal

On peut tester la capacité du patient à soutenir un effort avec le test d’effort sur bicyclette ergométrique. Le patient pédale sur le vélo tandis que la résistance augmente de 25 à 50 watts toutes les deux minutes. Le test est considéré comme maximal lorsque le patient peut atteindre, en six à douze minutes au mieux, une fréquence cardiaque supérieure à 85 % de la fréquence cardiaque théorique (220 – âge du patient) ou un double produit supérieur à 24 000 (tension systolique x fréquence cardiaque maximale à l’effort).14

Lors d’une méta-analyse de trois études portant sur 306 patients, les statistiques montrent une amélioration significative des performances lors du test à l’effort maximal. Les personnes ayant pris l’extrait d’aubépine ont une résistance à l’effort supérieure à ceux n’ayant reçu que le placebo. En outre, plus les performances à l’effort sont mauvaises en condition de départ, et plus l’aubépine a un effet prononcé.8 Si on se réfère à l’essai clinique de l’équipe de Tauchert, le gain est d’environ +18 % avecla dose la plus forte d’extrait d’aubépine, vers la 16ème semaine.15

L’aubépine améliore le double produit

La méta-analyse démontre aussi une efficacité de l’aubépine sur l’évolution du double produit Pression systolique x Fréquence cardiaque. En outre, l’aubépine montre ici aussi un effet accru en fonction d’un état initial dégradé : plus le patient a un double produit élevé au départ, plus l’aubépine fait diminuer ce paramètre. Avec le placebo, cette tendance n’apparaît pas, ce qui renforce d’autant l’efficacité de l’aubépine.8

Une amélioration de la fraction d’éjection du ventricule gauche

Le ventricule gauche doit être capable d’éjecter entre 55 et 60 % du sang qui sort du cœur. Mais dans l’insuffisance cardiaque, on peut se retrouver avec une chute de ce pourcentage, qui peut être jugée comme étant corrélée à la gravité de la maladie.

Dans la méta-analyse d’Eggeling, portant sur 138 patients ayant une valeur moyenne de 49 %, les résultats montrent une augmentation significative de 1,5 à 3 % de la fraction d’éjection du ventricule gauche. Cette valeur est six fois plus importante qu’avec le placebo. L’effet semble en revanche identique quelle que soit la condition de départ.

L’aubépine apporte des bénéfices sur les symptômes de qualité de vie

Sur l’échelle de von Zerssen, qui permet de déterminer la qualité de vie du patient, les personnes ayant pris l’aubépine ont une diminution significative de 46 % de l’intensité des symptômes entre le début et la fin des études, contre 25 % seulement avec le placebo, ce qui démontre ici l’efficacité de l’aubépine pour améliorer la qualité de vie des patients.

Il s’agit des symptômes tels que monter les escaliers, avoir peu d’énergie, le souffle court, avoir des difficultés à effectuer des tâches domestiques ou de jardinage, devoir s’allonger ou s’asseoir durant la journée pour se reposer, et l’inquiétude.

Un fait intéressant, comme dans les cas précédents sur l’effort maximal et le double produit, est que l’amélioration est plus importante chez les patients ayant un score plus élevé (donc symptômes plus graves/plus prononcés) que chez les autres.8

Au niveau de la durée à partir de laquelle les symptômes commencent à diminuer, l’étude menée par la même équipe montre que la chute est très rapide au bout des six premiers mois, puis plus lente et moins prononcée sur les 30 mois suivants.8

Des bénéfices quasiment nuls sur les stades plus avancés de l’insuffisance cardiaque

L’équipe de Holubarsch a réalisé une étude multicentrique en double aveugle contre placebo, portant sur 2600 personnes, dans 13 pays européens, sur deux années. Autant dire que c’est du très lourd ! Les patients choisis devaient avoir un stade avancé de la maladie, à savoir une classe NYHA II ou III ainsi qu’une fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) inférieure à 35 %, avec une médiane à 25 %. Donc des capacités de pompage du cœur relativement faibles.

En outre, 90 % des patients continuaient de prendre, en simultané, au moins trois médicaments pour le cœur, ce qui a permis de confirmer l’innocuité de l’aubépine avec les médicaments.6

Les chercheurs visaient à vérifier les trois hypothèses suivantes :

    1. L’aubépine devrait réduire l’hospitalisation et le taux de mortalité à cause de la progression de l’insuffisance cardiaque.

    1. Les propriétés anti-ischémiques de l’aubépine devraient conduire à une réduction de l’infarctus du myocarde (fatal ou non).

    1. Les effets antiarythmiques et anti-fibrillaires de l’aubépine doivent avoir une influence sur la mort subite d’origine cardiaque.

Résultats : L’aubépine ne montre aucun effet concluant sur les deux premiers paramètres.

L’extrait a en revanche montré un effet bénéfique sur le taux de mortalité subite d’origine cardiaque, en réduisant celui-ci de 25 à 50 % chez les patients ayant une FEVG entre 25 et 35 %, autrement dit, ceux ayant le stade le moins avancé et/ou le moins grave de la maladie dans cette étude. D’après les chercheurs, cela illustre bien les propriétés antiarythmiques potentielles de l’aubépine, puisque les arythmies peuvent être à l’origine de la mort subite d’origine cardiaque.6,16

Les bienfaits de l’aubépine sur la tension

Aubépine et hypertension : des bénéfices mitigés

L’hypertension affecte environ un tiers de la population, et tue presque 10 millions de personnes dans le monde chaque année. Celle-ci se définit par la persistance d’une pression sanguine systolique supérieure à 140 mmHg, et diastolique supérieure à 90 mmHg. L’hypertension cause des dommages à long terme sur les reins, le cœur, les yeux, et les vaisseaux sanguins. Plus la tension est élevée, plus le risque d’infarctus, d’insuffisance cardiaque, d’AVC et de maladie rénale augmente.17

Cinq études cliniques en double aveugle contre placebo ont été menées sur plus de 300 patients souffrant d’hypertension légère pour la plupart. Une minorité souffrait de diabète de type II.

Parmi ces cinq études menées sur plus de dix semaines, trois montrent un effet positif de l’aubépine, avec une diminution des pressions systolique et diastolique d’environ 10 % pour deux études,18,19 et de seulement 3,5 % sur la pression diastolique uniquement pour la dernière.20 Les deux autres études ne montrent aucun effet significatif de l’aubépine.21,22 Par conséquent, on ne peut pas dire que la propriété hypotensive de cette plante soit clairement établie, même si elle est susceptible de fonctionner sur certaines personnes.

L’association aubépine + camphre dans l’hypotension

L’hypotension correspond à une pression sanguine anormalement basse, généralement sous les 90/60 mmHg (systole/diastole).23 Cette condition est associée à une morbidité et une mortalité significatives. De plus, cela a été identifié comme un risque sérieux d’AVC et d’insuffisance coronaire chez les personnes âgées. Il a été rapporté un risque accru d’incidents cardiaques et de mortalité toutes causes confondues chez les individus d’âge moyen souffrant d’hypotension. Une tension basse est de plus associée à l’anxiété et la dépression. Des symptômes subjectifs accompagnent généralement la tension faible chronique, tels que la fatigue, la baisse d’entrain, une humeur dépressive, les évanouissements, les vertiges, les maux de tête, les palpitations et la froideur des membres.24 L’hypotension orthostatique est une autre catégorie d’hypotension, qui se manifeste par une baisse de 20 mmHg en pression systolique lorsque le sujet se met en position debout25.

Or, les options de traitement disponibles sont bien moins nombreuses que celles contre l’hypertension. Un seul produit naturel existe aux côtés des quelques médicaments synthétiques, il s’agit du Korodin®, disponible en Allemagne depuis 1927.23 C’est cette formulation qui a été étudiée lors des sept essais cliniques que nous avons à disposition. Il s’agit d’un extrait fluide du fruit de l’aubépine (97,3 %) associé à 2,5 % de camphre.

Une méta-analyse de quatre études, portant sur 220 personnes diverses (hypotension ou non, jeunes et âgées), montre que le Korodin® augmente de façon significative les pressions systolique et diastolique. La méta-analyse montre aussi une tendance sur l’amélioration des performances cognitives, cependant, elle n’est pas significative.23 Cette propriété est appuyée par deux autres études cliniques portant sur plus de 80 personnes, où le Korodin® atténue significativement la baisse de tension soudaine lorsque les sujets se mettent en position debout (personnes atteintes d’hypotension orthostatique).25,26

Étant donné la double composition du Korodin® (camphre + extrait fluide de fruit d’aubépine), une équipe a voulu déterminer l’effet individuel de chaque composant. Les résultats montrent une action rapide et immédiate du camphre, et un soutien sur la durée offert par l’aubépine.27

Les propriétés de l’aubépine sur le syndrome métabolique

Le syndrome métabolique est une importante cause de mortalité autant dans les pays développés que les autres. Il s’agit d’un syndrome rassemblant différentes combinaisons de pathologies : hypertension, dyslipidémie, obésité, diabète de type II et résistance à l’insuline.28  La dyslipidémie est une caractéristique commune du diabète. Il y a une corrélation entre niveau élevé en triglycérides dans le sang et cholestérol, obésité, intolérance au glucose, tabagisme et excès d’acide urique dans le sang. Inversement, les lipoprotéines haute densité (HDL) diminuent. La baisse des teneurs en cholestérol HDL favorise le développement des maladies cardiovasculaires et du diabète.29 Les médicaments synthétiques peuvent aider à perdre du poids ou diminuer les lipides sanguins ; cependant, des limitations subsistent, telles que les effets indésirables et les résistances aux médicaments.30

Les résultats sont stupéfiants, puisque les symptômes ont chuté de 94 % de façon significative dans le groupe ayant pris le sirop d’aubépine ! Le groupe placebo ne montre pas de différence significative.32

Il est cependant important de préciser qu’une seule étude ne suffit pas à établir une efficacité avérée, même si les résultats sont plus qu’encourageants.

Grosso modo, le cholestérol-LDL correspond aux lipoprotéines fixées au cholestérol synthétisé par le foie pour l’amener vers les cellules de l’organisme : on parle de « mauvais cholestérol. »

Au contraire, le cholestérol HDL correspond aux lipoprotéines fixées au cholestérol pour le transporter des cellules vers le foie pour y être éliminé : il s’agit du « bon cholestérol. »

Trois études cliniques existent, randomisées en double aveugle contre placebo. Au total, 166 individus ont participé, de 3 à 6 mois selon l’étude. Les patients pouvaient souffrir de diabète de type II, de maladie coronarienne chronique, de légère hypercholestérolémie ou d’hypertension de type I, selon l’étude.

Les résultats montrent une baisse significative du cholestérol total et du cholestérol-LDL de 5 à 10 %. Le cholestérol-HDL et les triglycérides ne semblent pas impactés par la prise d’extrait d’aubépine.18,22,31

Reflux gastroœsophagien

Le reflux gastroœsophagien est une maladie commune qui représente 17 % de toutes les maladies digestives. Sa prévalence est plus importante dans les pays occidentaux (27 % en Finlande, 3 % en Malaisie à titre d’exemple), et s’explique par la disparité des habitudes alimentaires. Cette maladie peut apporter des complications, telles que l’ulcère œsophagien (5 %), la sténose peptique œsophagienne (12 %) et l’œsophage de Barrett (14 %), pouvant déboucher sur l’adénocarcinome. Chez les personnes atteintes d’œsophage de Barrett, le risque de cancer est de 40 à 100 fois plus élevé que chez les personnes saines. Les deux symptômes principaux sont la régurgitation et les brûlures d’estomac, même si des symptômes atypiques tels que douleur abdominale, toux, sifflements, enrouement, signes de sinusite, d’otite, douleur buccale, et trouble du sommeil. Les personnes souffrant de reflux gastroœsophagien doivent prendre un traitement à long terme, tels que antiacides, antagonistes du récepteur à l’histamine 2 et les inhibiteurs de la pompe à protons. Cependant, l’usage prolongé de tels médicaments peut accroître le risque de pneumonie, d’infection au Clostridium difficile, de fractures, et de mauvaise absorption vitaminique par l’estomac. 32

Je n’ai trouvé qu’une seule étude clinique sur le sujet. 80 personnes ont pris quotidiennement 5 ml de sirop d’aubépine après chaque repas pendant un mois. Deux paramètres ont été suivis : les brûlures d’estomac et la régurgitation.

Les résultats sont stupéfiants, puisque les symptômes ont chuté de 94 % de façon significative dans le groupe ayant pris le sirop d’aubépine ! Le groupe placebo ne montre pas de différence significative.32

Il est cependant important de préciser qu’une seule étude ne suffit pas à établir une efficacité avérée, même si les résultats sont plus qu’encourageants.

Bibliographie

(1) eFlore. Tela Botanica.

(2) Daniele, C. et al. Adverse-Event Profile of Crataegus Spp. Drug Saf. 2006, 29 (6), 523–535.

(3) Holubarsch, C. J. F. et al. Benefit-Risk Assessment of Crataegus Extract WS 1442. Am. J. Cardiovasc. Drugs 2018, 18 (1), 25–36.

(4) Zick, S. M. et al. Hawthorn Extract Randomized Blinded Chronic Heart Failure (HERB CHF) Trial. Eur. J. Heart Fail. 2009, 11 (10), 990–999.

(5) Woerdenbag, H. J. et al. Analysis of Adverse Reactions Associated with Crataegus-Containing Herbal Products. Pharmaceuticals 2024, 17 (11), 1490.

(6) Holubarsch, C. J. F. et al. The Efficacy and Safety of Crataegus Extract WS® 1442 in Patients with Heart Failure: The SPICE Trial. Eur. J. Heart Fail. 2008, 10 (12), 1255–1263.

(7) Tankanow, R. et al. Interaction Study between Digoxin and a Preparation of Hawthorn. J. Clin. Pharmacol. 2003, 43 (6), 637–642.

(8) Eggeling, T. et al. Baseline Severity but Not Gender Modulates Quantified Crataegus Extract Effects in Early Heart Failure. Phytomedicine 2011, 18 (14), 1214–1219.

(9) Martinelli, F. et al. Botanical, Phytochemical, Anti-Microbial and Pharmaceutical Characteristics of Hawthorn. Molecules 2021, 26 (23), 7266.

(10) Santos, J. J. A. dos et al. Quality of Life and Clinical Indicators in Heart Failure. Arq. Bras. Cardiol. 2009, 93, 159–166.

(11) Insuffisance cardiaque. Manuels MSD.

(12) McDonagh, T. A. et al. 2023 Focused Update of the 2021 ESC Guidelines for Heart Failure. Eur. Heart J. 2023, 44 (37), 3627–3639.

(13) HAS – Professionnels. Haute Autorité de Santé.

(14) Graz, Y.; Gaspoz, J.-M. Interprétation du test d’effort. Rev Med Suisse 2009, 34, 1895–1899.

(15) Tauchert, M. Efficacy and Safety of Crataegus Extract WS 1442 in NYHA Class-III Heart Failure. Am. Heart J. 2002, 143 (5), 910–915.

(16) Arrêt cardiaque soudain. Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

(17) Cloud, A. et al. The Effect of Hawthorn on Blood Pressure: A Systematic Review. Adv. Integr. Med. 2020, 7 (3), 167–175.

(18) Al-Gareeb, A. I. A. Effect of Hawthorn Extract on Blood Pressure and Lipid Profile. Mustansiriya Med J 2012, 11 (1), 52–57.

(19) Asgary, S. et al. Antihypertensive Effect of Iranian Crataegus Curvisepala. Drugs Exp. Clin. Res. 2004, 30 (5–6), 221–225.

(20) Walker, A. F. et al. Hypotensive Effects of Hawthorn for Patients with Diabetes. Br. J. Gen. Pract. 2006, 56 (527), 437–443.

(21) Walker, A. F. et al. Promising Hypotensive Effect of Hawthorn Extract. Phytother. Res. 2002, 16 (1), 48–54.

(22) Zeng, W. et al. Effects of Hawthorn Fruit Extract in Chinese Patients With Mild Hypertension. Dose-Response 2024, 22 (4).

(23) Csupor, D. et al. Hawthorn Extract and Camphor Significantly Increases Blood Pressure: A Meta-Analysis. Phytomedicine 2019, 63, 152984.

(24) Erfurt, L. et al. Effects of Camphor-Crataegus Berry Extract on Blood Pressure and Attentional Performance. Phytomedicine 2014, 21 (11), 1349–1355.

(25) Belz, G. G. et al. Camphor-Crataegus Berry Extract Reduces Tilt Induced Fall in Blood Pressure. Phytomedicine 2002, 9 (7), 581–588.

(26) Kroll, M. et al. Korodin Herz-Kreislauf-Tropfen in Older Patients with Orthostatic Hypotension. Phytomedicine 2005, 12 (6–7), 395–402.

(27) Belz, G. G.; Loew, D. Dose-Response Efficacy in Orthostatic Hypotension of D-Camphor and Crataegus. Phytomedicine 2003, 10, 61–67.

(28) Dehghani, S. et al. The Effects of Crataegus Pinnatifida on Metabolic Syndrome. Iran. J. Basic Med. Sci. 2019, 22 (5), 460–468.

(29) Schofield, J. D. et al. Diabetes Dyslipidemia. Diabetes Ther. 2016, 7 (2), 203–219.

(30) Kang, S. et al. Effect of Citrus Unshiu Peel Pellet on Obesity and Lipid Profile. Evid. Based Complement. Alternat. Med. 2018.

(31) Dalli, E. et al. Crataegus Laevigata Decreases Neutrophil Elastase and Has Hypolipidemic Effect. Phytomedicine 2011, 18 (8), 769–775.

(32) Moeini, F. et al. The Effect of Common Hawthorn Syrup on Gastroesophageal Reflux Disease. Iran. J. Pharm. Sci. 2016, 12 (4), 69–76